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31 août 2008

EDITO LH:OBAMA LE PREMIER....

EDITO DU WEEK END.......APRES LA CONVENTION DEMOCRATE

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Les sondages en pourcentage ne servent plus à rien. Si on vous dit : "Tu as vu, 46% pour Obama, 45 % pour McCain, c’est serré", vous pouvez répondre : "Il faut 270 grands électeurs pour devenir Président des Etats-Unis, et à ce jour, Obama en a plus de 290 assurés".

Apres Denver, le sénateur Barack Obama est désormais premier partout. Premier candidat mondial, premier en communication, premier aussi en émotion et premier homme politique si différent. Il veut changer le monde avec sa bande de jeunes qui communiquent sa politique par Internet bien loin des déjeuners et des potins des villes. A Denver, les obamiens se sont surpassés pour que tout le monde y croit, soit heureux, et chante "yes we can". Même ce tube est toujours numéro un au hit parade du slogan politique. Et les enfants de 8 ans de la chorale de Denver sur scène se devaient comme on leur a dit lors de la répétition, "d'être bien cool, avec un grand sourire avant de chanter"…

En audience télé, Obama est lui aussi le premier: Jeudi soir, il a pulvérisé le record télé de l’été et de l’année. Avec près de 40 millions de téléspectateurs buvant ses paroles, il a battu la cérémonie d'ouverture des JOs.

La nation Obama est en marche. Blancs, noirs, jaunes, tous unis dans la même cause.

Au stade de Denver, entre deux larmes, les gens expliquaient qu’Obama, "c'est l'Amérique nouvelle". Tous, citoyens ordinaires, veulent prouver au monde que "les americains ne sont pas des gros qui ne savent pas où est la France". Ils veulent montrer, haut et fort, que "ce pays a sans cesse la capacité de se renouveler"…

Avec le slogan "CHANGE", là aussi, Obama est premier à promettre que tout va vraiment bouger... Dans ce pays en grave crise économique et morale, il veut réduire les impôts pour 95% des ménages, être un président écologiste, trouver des alternatives au pétrole, mettre fin à la guerre en Irak et renforcer le combat contre le terrorisme. Obama se pose en Président   parfait. A Denver, ses conseillers lui avaient d'aiileurs mis sur scène, en décor, un petit temple grec pour imposer ce candidat empereur de la démocratie. 

Bref, tout allait très bien….. Jusqu’au feu d'artifice.

Un tonnerre de feux... un bruit d'armes… Alors, cette foule obamienne a eu le visage serre et grave. "Un attentat contre lui ?" Dans les esprits des 80 000 personnes, "ce  bruit ne pouvait être contre Obama".  Heureusement, il était bien debout, bien souriant, protégé par un mur de policier de Denver, renforcé par des shérifs interdisant à quiconque de bloquer une allée.

Le feu d'artifice a réveillé les esprits assoupis de bonheur. Comme si ce rêve de cette nouvelle Amérique pouvait se briser en une seconde. Oui, Obama semble invincible et pourtant  les dangers sont là :  des groupes extrémistes qui ne supporteront pas de voir "un noir Président" ou un adolescent malade qui au lieu de tirer dans une université tirera dans un meeting…. Il y aussi la gaffe qui peut arriver à tout moment, comme Michelle qui peut montrer qu’elle ne sera pas un first lady traditionnelle .

Et puis il y aussi les Clinton, si gentils ici à Denver, mais qui ont un sourire de bonheur bien amer, croyez moi… Bill n'a même pas assisté au discours de jeudi … Et lui aussi peut faire des coups tordus….En tout ca, les Clintons sont officiellement politiquement parfaits : tous deux ont prononcé des discours magnifiques louant Obama, et les militants un peu naïfs les ont adulés…. Si Obama perd, ces braves Clinton seront assurés de ne rien avoir se reprocher et pourront peut-être songer à 2012.. L'amitie, en politique, c'est toujours aussi formidable.

Il y a aussi la presse. Elle peut enquêter sur des liaisons dangereuses, mais rassurez-vous, là aussi, les obamniens veillent. Une cellule "réponse aux attaques", avec des gens de moins de 25 ans, volontaires passionnés, zappent tout ce qui se dit et s'écrit sur l’homme. Les réponses aux critiques se font en moins de 4 heures. Zorro Obama est arrivé.  

A l'heure ou j’écris ces lignes, un ouragan arrive sur la Nouvelle Orléans. Une tragedie. Ironie du sort, les républicains vont médiatiquement être supplantés par un ouragan symbole de la débâcle d’administration Bush.

Et oui, même les forces de la nature sont avec lui. Obama. Le premier.   

 

30 août 2008

SA VIE EST UN ROMAN

De sa naissance à Hawai à son enfance dans le Kansas, de l'abandon de son père à la mort de sa mère, la vie de Barack Obama est un roman comme l'Amerique les aime... et que sa campagne a mis en image dans un film que voici.


DISCOURS DE BARACK OBAMA A DENVER

Le 28 août, Barack Obama a accepté la nomination démocrate pour la Présidence des Etats-Unis d’Amérique. Plus de 80 000 personnes étaient présentes à Denver pour l’écouter, et des millions de telespectateurs l’ont suivi en direct dans tout le pays. Cliquez ici pour retrouver son discours en intégralité:

 

29 août 2008

PALIN : LA CAMPAGNE OBAMA REAGIT

"Aujourd'hui, John McCain a placé l'ancienne mairesse d'une petite ville de 9000 habitants, dépourvie de toute expérience à l'international, à deux doigts de la présidence. Le Gouverneur Palin partage avec John McCain les mêmes convictions anti-avortement, les mêmes intérets pour le pétrole et la même volonté de continuer la désatreuse politique économique de George W Bush. Ce n'est pas le changement dont nous avons besoin, c'est encore et toujours la même chose", a declaré Bill Burton, le porte-parole de la campagne Obama, dans un petit mail qui vient d'arriver sur nos blackberries.

 

I.TELE - DUPLEX DU 29 AOUT

John McCain a éclipsé le discours de Barack Obama d'hier en annonçant, le jour de son 72ème anniversaire, le nom de sa vice-présidente, Sarah Palin...

VP DE MC CAIN : SARAH PALIN

C'est confirmé, John McCain, le candidat démocrate a choisi... sa vice-présidente, Sarah Palin, 44 ans. Gouverneur d'Alaska depuis 2006, cette mere de cinq enfants en est a son premier mandat. Avant ces fonctions politiques, elle était maire de Wassila, une petite ville de 9000 habitants, et présidente de la Commission de gaz et pétrole d'Alaska qui a régulé les ressources pétrolières de l'etat en 2003 et 2004.

Novice en politique, elle a toujours battu ses adversaires lors des élections.

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BIO EXPRESS

- Née en 1964 dans l'Idaho de parents professeurs des écoles
- Mère de cinq enfants
- 1ère femme gouveneur de l'Alaska
- Surnommée « Sarah » Barracuda au lycée pour avoir mené l'équipe de basket à la victoire.
- Elue Miss Wasilla, la petite ville d’Alaska où elle a grandi, à l’âge de 16 ans
- Jouit d'une popularite de 70 à 80% dans son état
- Est tombée enceinte l’annee dernière. Lorsque les médecins lui ont annoncé que le bébé était atteint de Trisomie 21, elle et son mari ont décidé de le garder - un geste qui plaira beaucoup aux militants anti-avortement
- Son fils aîne, Track, sert dans l’armee américaine et est actuellement en Irak
- Soutient depuis toujours la National Rifle Association (l’association de défense des armes à feu)
- Actuellement sous le coup d’une enquête pour avoir demandé le licenciement de l’ancien mari de sa sœur des rangs de la gendarmerie d’Alaska

I.TELE - DUPLEX DU 29 AOUT

 Laurence Haïm revient sur le discours de Barack Obama.

NUIT MAGIQUE A DENVER

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La foule a retenu son souffle quand Barack Obama est entré. Puis ce fut une longue acclamation, quand le petit prodige de la politique, celui que les militants avaient tant attendu pendant ces 4 jours, s’est installé au micro. Impossible de démarrer tant la clameur était forte. « Thank you, thank you », répète Obama, balayant du regard le stade où ses supporters agitent des drapeaux et crient son nom. Sa première phase est assez protocolaire : « Ici, avec humilité, j’accepte votre nomination à la candidature du parti démocrate », dit-il, avant d’embrayer sur un discours fleuve où il détaille tout à la fois son programme et sa vision de l’Amérique de demain, une « Amérique qui renoue avec ses promesses ». Au programme, il annonce des réductions d’impôts pour 95% des ménages, une réforme de la bureaucratie, la création d’un système de santé pour tous, l’augmentation du salaire des profs, le retrait des troupes en Irak ou encore la lutte contre le terrorisme en Afghanistan. En ligne de mire, la politique des Républicains. « McCain n’a rien compris aux problèmes de la classe moyenne, lance-t-il. Le 4 novembre, il faudra assez aux 8 ans de Bush ! » A la fin de son discours, des feux d’artifices retentissent, mais Barack n’a d’yeux que pour Michelle, qui l’a rejoint sur scène. Enlacés, ils ont l’air amoureux comme jamais. Ou plutôt comme au premier jour de la campagne présidentielle officielle.

Claire DERVILLE

BOUGE, MONTAGNE, BOUGE

 

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En direct de l’Invesco Stadium… Il est maintenant 18h00, heure locale, et la grande fête voulue par Obama bat son plein. Sur fond de musique rock, folk, hip hop ou soul, on s’embrasse, on se congratule, on scande le nom de son Etat – Go Colorado ! Texans for Obama ! – on chante, on danse… « On vit le rêve qu’avait fait mon père », s’exclame Martin Luther King III au micro. Derrière moi, une jeune fille noire retient ses larmes. Puis le secrétaire général du Parti Démocrate du Colorado prend le micro. « C’est le moment d’envoyer des textos ! Dites à votre famille, à vos amis, que vous êtes là, dites leur "Yes we can !" ». Blonde, belle et si américaine, Sheryl Crow est à la guitare. « It’s gonna be a bright sun shining day » chante-t-elle, comme une promesse d’avenir. Face à la scene, les gradins sont combles. De l’autre côté, ils sont plus clairsemés, mais là haut, tout là haut, le soleil brille encore comme un lot de consolation pour ceux qui ne voient pas bien. Un journaliste italien s’énerve : «  C’est pas possible, à chaque fois que je suis en live depuis ce matin, il y a la musique à fond, j’entends rien ! ». Time Kaine, le gouverneur de Virginie, harangue la foule. « Ce n’est pas pour rien que nous sommes réunis dans l’Etat du Colorado pour la nomination de Barack Obama. Comme les premiers colons qui sont venus ici, Barack a gravi des montagnes. Mais les montagnes ne sont rien pour nous si nous le voulons. Répétez avec moi ; « Bouge, montagne, bouge ! » Bill Richardson, le gouverneur hispano du Nouveau Mexique, déclenche une ovation en terminant son discours par quelques mots d’espagnol. « Vous allez voir, Barack Obama sera le président qui s’occupe de vous, les Latinos, et de toutes les autres minorités! ». Les projecteurs commencent doucement à s’allumer. Plus que deux heures, et Barack sera là.

 

Claire DERVILLE

28 août 2008

EN ATTENDANT BARACK

 

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Invesco Field, 11 heures du matin. L’heure est à la répétition générale au stade Invesco, où la fete de cloture de la convention demarrera à 15H00, heure locale (23 heures à Paris). L’arène grouille déjà de caméras, de reporters, de volontaires et d’agents de sécurité. Ce matin, l’hymne « Yes we can » chanté par Will I Am resonne à plein volume dans l’enceinte, puis c'est au tour de Stevie Wonder et John Legend Sheryl Crow de monter sur scène avec leurs musiciens pour les derniers réglages. 80 000 personnes sont attendues ce soir. Tout a été prevu pour un spectacle grandiose : feux d’artifice, cotillons, brochettes de stars et orateurs de prestige. Al Gore fait partie du panel, aux côtés de Bill Richardson, le Gouverneur du Nouveau Mexique un moment pressenti pour la vice-presidence, et Howard Dean, le président du parti démocrate. Barack Obama, de son côté, est en train de fignoler son discours dans une chambre d’hôtel. Un discours qu’il prépare minutieusement depuis une semaine et qui devrait mettre l’accent sur deux choses : son programme politique et ses différences avec McCain. Pour l’écrire, le candidat démocrate a étudié de près ce qu’avaient dit Clinton, Reagan ou encore John Kennedy en leur temps. Nul doute qu’il a également beaucoup pensé à Martin Luther King, à l’heure où l’Amérique commémore les 45 ans de son discours resté célèbre, « I have a dream ».

Claire DERVILLE

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