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24 novembre 2008

OBAMA DEVOILE SON EQUIPE ECONOMIQUE

Des leaders combinant « bon sens et pensée fraîche ». C’est ainsi que Barack Obama a qualifié les membres de sa future équipe économique, qui seront chargés des janvier de sortir le pays du bourbier :

 

Tim Geithner, Secrétaire du Trésor

 

b68338baa1aa08618e0451266440dc92.jpgJeune, talentueux et déjà doté d’un impressionnant CV, Tim Geithner, 47 ans, est le petit chouchou des marchés. Le jour où a démarré la rumeur selon laquelle il pourrait succéder à Henry Paulson à la tête du Trésor, la Bourse de New York a fait un bond de 6%. Preuve qu’il a, du moins pour l’instant, la confiance des investisseurs. Actuellement PDG de la banque fédérale de l’état de New York, Tim Geithner a activement participé à la mise en œuvre du plan de sauvetage de l’économie aux côtés des équipes de Bush. Sa mutation au Trésor n’aura pas le charme de l’inconnu : il connait bien la maison pour y avoir travaillé plus de 10 ans, occupant de 1999 à 2001 le poste de sous-secrétaire en charge des affaires internationales. A la différence de son prédécesseur, Geithner n’a pas d’expérience dans le secteur prive. Mais cela ne l’empêche pas d’être « taillé sur mesure pour le poste », selon Barack Obama, qui a applaudi ses capacités à pouvoir travailler « aussi bien avec des démocrates que des républicains ». Certaines voix lui reprochent cependant d’avoir laissé mourir Lehman Brothers en septembre dernier, ou encore d’être à l’origine, avec Henry Paulson, d’un plan de sauvetage brouillon et peu convaincant.


Lawrence Summers, Directeur du Conseil économique national


4dcf6235ac2a2ffbf557b6c2e6b75e8f.jpgAvec la nomination de Larry Summers, ancien secrétaire du Trésor sous Bill Clinton, c’est un peu « retour vers le futur » qui se joue à Washington. Le gouvernement Obama compte fermement sur ce brillant économiste de 54 ans, diplôme du MIT et ex-professeur à Harvard, pour réitérer les miracles qu’il avait réalisés dans les années 90. « Larry est l’un des architectes de la politique qui a mené à la plus longue période d’expansion économique dans l’histoire des Etats-Unis, a souligné Obama. Il a également pris des mesures audacieuses – crédits d’impôts, programme de crédit et protection fiscale – qui ont grandement bénéficié aux classes moyennes. » Son rôle, donc, consistera à faire aussi bien, voire mieux, à la tête du Conseil économique national. Unanimement salué comme l’une des cerveaux les plus efficaces du pays, et pressenti pour prendre la succession de Bernanke à la tête de la FED en 2010, l’homme est néanmoins connu pour son manque de tact. Dans une interview, il a un jour suggéré que des différences génétiques pouvaient expliquer pourquoi les femmes réussissent moins bien que les hommes dans le secteur scientifique. Une gaffe que les féministes n’ont pas oubliée.

Christina Romer, Directrice du Comité des conseillers économiques


80028375dc77348628f433fe2074b99c.jpgUne spécialiste de la Grande Dépression : c’est en ces termes que Barack Obama a présenté sa nouvelle recrue à la tête du Comite des conseillers économiques de la Maison Blanche. Professeur d’économie à la prestigieuse université de Berkeley, Christina Romer est incollable sur les mécanismes qui ont conduit à la chute – mais aussi au rétablissement – de l’économie américaine dans les années 30. Si tant est que l’histoire se répète, ce bagage pourrait s’avérer fort utile pour sortir le pays de la crise. Depuis 2003, Christina Romer co-dirigeait le bureau national de recherche économique. Elle avait également un siège au comité national de datation cyclique – en d’autres termes, l’organisme chargé de décréter si le pays est en récession ou pas. Jusqu'à maintenant, Romner s'occupait donc d’interpréter les chiffres et de décortiquer l'histoire. Désormais, elle contribuera à l'écrire.


Melody Barnes, Directrice du Comité des affaires intérieures


841813a6ffe470ab5fa82a08c0007cf2.jpgDu droit des femmes aux mouvements civiques en passant par les libertés religieuses, l’avortement, la discrimination à l’emploi, l’immigration ou encore la criminalité : il n’y a pas un seul dossier épineux sur lequel Melody Barnes ne se soit pas penchée au cours de sa carrière. De 1995 à 2003, Barnes a travaillé au sein du Comite judicaire du Sénat aux cotes de Ted Kennedy, avant de rejoindre le Centre américain pour le progrès, un think-tank basé à Washington connu pour ses positions à gauche. « Son brillant cerveau de juriste et son combat pour maintenir les libertés fondamentales de ce pays font d’elle la parfaite recrue pour le comité des affaires intérieures », s’est réjoui Barack Obama.

 

 

 

 

Claire DERVILLE