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28 novembre 2008

OBAMA ET DIEU : RECIT D’UNE QUETE

Barack Obama avait 20 ans quand a démarré sa quête spirituelle. Née d’une mère née chrétienne, mais non pratiquante, et d’un père Africain musulman, mais devenu « fermement athée », son histoire religieuse est celle d’un jeune qui a longtemps cherché et médité,  avant d’embrasser la foi chrétienne. A Columbia, où il était étudiant, Barack Obama vivait « une existence ascétique, apprend-t-on de la bouche de l’une de ses anciennes camarades d’université dans un article de Newsweek. Il s’est retiré du monde de façon très délibérée ». Cet enfant déraciné, scolarisé successivement dans une école catholique puis un établissement musulman en Indonésie, familiarisé à la foi bouddhiste par l’intermédiaire du second mari de sa mère, avant de sombrer dans l’amusement et la recherche du plaisir selon ses propres mots lors de ses premières années étudiantes à Los Angeles, recherchait principalement deux choses à l’aube de ses 20 ans : une communauté qu’il puisse considérer comme sa maison, et un ensemble de valeurs coïncidant avec ses aspirations sociales et humanistes. Le dimanche matin, il lui arrivait d’entrer dans une paroisse afro-américaine comme la fameuse Abyssian Baptist Church de Harlem, où écrira-t-il plus tard dans sa biographie « Les Rêves de mes pères », il était ému jusqu’aux larmes par les chants gospel. « Le sens que je voulais donner à ma vie, les valeurs qui m’étaient les plus chères, ces interrogations que j’avais, ce sens de la tragédie aussi – tout cela était capturé dans la foi chrétienne », a-t-il confié. Mais il lui faudra encore de nombreuses années et de nombreuses lectures, comme Saint Augustin, Nietzsche ou Graham Greene, avant d’asseoir ses convictions et de se choisir une chapelle : celle de la désormais controversée église de la Trinité de Chicago, où officiait jusqu'à récemment le Pasteur Jeremiah Wright. Cette paroisse appartient à l’Eglise unitaire du Christ, un mouvement protestant né en 1957 de la réunion des Eglises évangéliques et reformée, et de la Congrégation des Eglises chrétiennes. L’Eglise Unitaire, aux Etats-Unis, compte à l’heure actuelle environ 1,2 millions de membres aux Etats-Unis, et est connue pour ses positions progressistes, notamment en matière de droits des femmes et des homosexuels. C’est là, à l’église de la Trinité, que Barack Obama se fera baptiser au début des années 90. Pendant leurs premières années de mariage, Michelle et Barack s’y rendirent 2 à 3 fois par mois. Mais après la naissance de leur première fille, leurs visites s’espacèrent nettement. Bien que la famille Obama récite le bénédicité avant les repas, les petites Malia et Sasha n’ont jamais fréquenté le catéchisme du dimanche. « Je crois en une foi qui n’est pas imposée, mais qui suscite la curiosité », a déclaré Obama à leur sujet. Depuis la polémique avec le pasteur Jeremiah Wright, qui a conduit Obama à couper tous les ponts avec lui, il n’a pas adopté de  nouvelle paroisse. « En pleine campagne, et à cause de ce qui s’est passe à Trinité, cela aurait été déplacé », a-t-il expliqué à Newsweek. Mais à nouvelle vie, nouveau départ. Entre autres chantiers pour 2009, la famille Obama a prévu de se mettre en quête d’une église qui lui convienne. Quête : c’est bien le mot qui convient à l’itinéraire religieux d’Obama, qui réfute l’idée selon laquelle une seule religion conduirait à la salvation. « Je suis mon propre chemin et je n’ai pas fini de chercher, dit-il. Je garde entièrement ouverte la possibilité d’avoir tout faux. »

 

27 novembre 2008

OBAMA REAGIT AUX ATTENTATS DE BOMBAY

Quelques heures après la série d'attaques terroristes perpétrée à Bombay, l'équipe de transition de Barack Obama a diffusé le communiqué de presse que voici : «  Le président élu condamne fermement les attaques terroristes de Bombay, et ses pensées et premières vont vers les victimes, leurs familles et le peuple indien. Ces attaques coordonnées visant d'innocents civils démontrent la grave et urgente menace du terrorisme. Les Etats-Unis doivent continuer à renforcer leur partenariat avec l'Inde et le reste du monde pour détruire à la racine les réseaux terroristes. Nous sommes du côté du peuple indien, dont la démocratie va prouver qu'elle est plus forte que l'idéologie de la haine qui a conduit a ces attaques », affirme Brooke Anderson, Chef de la sécurité nationale dans l'équipe de transition d'Obama.

 

Le gouvernement a par ailleurs mis un numéro vert à la disposition des Américains inquiets pour leurs proches et leurs familles susceptibles d'avoir été touchés sur place, et a offert son aide au gouvernement indien.

26 novembre 2008

UNE CELLULE SPECIALE POUR GERER LA CRISE

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BARACK OBAMA CE MATIN AUX COTES DE PAUL VOCKNER, DIRECTEUR D'UNE CELLULE ECONOMIQUE DE CRISE. (PHOTO AP)

 

“Help is on the way” (L’aide arrive), a promis ce matin Barack Obama lors de sa troisième conférence de presse de la semaine à la veille de Thanksgiving, la grande fête annuelle de la dinde. Il a annoncé la création d’un conseil extraordinaire pour gérer la crise économique. Celui-ci sera présidé par Paul Volkner, 81 ans, ancien président de la banque fédérale américaine de 1979 à 1987. Nommé par Jimmy Carter puis reconduit pour un deuxième mandat, cet éminent économiste contribua à contrecarrer les effets de la crise inflationniste engendrée par les chocs pétroliers de 1973 et 1978, en ayant notamment recours à de fréquentes hausses des taux d’intérêts. Sa tâche à la tête du comité de conseil économique sera « d’apporter de nouvelles perspectives au gouvernement […] et d’évaluer comment nos efforts impactent directement la vie quotidiennes des familles », a déclaré Barack Obama, se félicitant de compter dans son équipe « l’un des plus grands experts en économie au monde ». Il sera secondé dans sa tâche par Austan Goolsbee, ancien conseiller de campagne de Barack Obama et professeur d’économie à la prestigieuse Université de Chicago, un établissement connu pour ses positions conservatrices.
Autre nouvelle : a priori, Robert Gates, l’actuel secrétaire de la défense du gouvernement Bush, devrait être maintenu à son poste, du moins pour un an. Un choix qui peut décevoir et surprendre à gauche, notamment parmi les plus fervents militants anti-guerre, mais qui s’explique par la volonté de Barack Obama de ne pas désavouer les troupes sur le terrain. « De notre point de vue, c’est une garantie de continuité et de stabilité », expliqué au New York Times un conseiller de Barack Obama qui préfère rester anonyme. Mais pour d’autres, cette nomination risque de renforcer le stéréotype selon lequel les démocrates sont de mauvais militaires. « Je ne comprends vraiment pas comment Barack Obama, qui a gagne en faisant campagne contre la guerre, peut conserver la personne qui l’a faite pendant deux ans », s’étonne un autre. Sa nomination devrait être confirmée lundi, en même temps que celle d’Hillary Clinton comme Secrétaire d’état et d’autres membres de la Défense et des Affaires extérieures
Stay tuned… Nous, on fait vache maigre aujourd’hui en prévision de la grosse dinde de demain… Selon CNN, les banques alimentaires ont été dévalisées cette année, signe que la crise touche de plus en plus de gens. Histoire de remonter le moral des New-Yorkais, les risques d’attentats pour cette fin d’année seraient « très élevés », selon un rapport du FBI qui vient de fuiter dans la presse. Mais « help is the way », dit Barack. Alors l’Amérique serre les dents et se remplira quand même le ventre demain.

 

LH et Claire DERVILLE

DU COTE DE CHEZ OBAMA

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BARACK OBAMA EMERGE D'UNE VOITURE POUR ALLER JOUER AU BASKET A L'UNIVERSITE DE CHICAGO, DIMANCHE 23 NOVEMBRE (PHOTO AP)

 

Avant sa conférence de presse ce matin, le nouveau Président élu a passé comme chaque jour plus d’une heure à la gym de 7h30 à 9h30, avant de rentrer prendre sa douche. Ensuite, il a rendu compte de ses derniers coups de fils aux grands de ce monde. C’est ainsi que l’on apprend qu’il s’est entretenu avec le président de commission européenne Barroso et le président d'Haïti René Préval le 20 novembre, avec le leader afghan Karzai le 22, et enfin avec le chef d’état indonésien Yudhoyono le 24.
Il n'a pas remis les pieds à la messe depuis son élection, contrairement à Bush et Clinton.
Depuis le début de la semaine, en deux conférences de presse, Barack Obama a répondu au total à 9 questions : 3 agences de presse (AP, Reuters, Bloomberg), 3 quotidiens américains (Washington Post, Wall Street, USA Today) et 3 networks américains. Il n'a jamais donné la parole à ceux qui levaient la main pour lui poser une question.
La première chaîne de télé autorisée à lui poser une question fut NBC... Avec pour émissaire la jeune, jolie et redoutable journaliste Savannah, une ancienne de Court TV...
Sur son site www.change.gov, une plateforme destinée à devenir le point de rencontre et d’échange entre le public et le gouvernement, il a déjà poste deux « points hebdo » sur l’économie, ainsi qu’une réunion de cabinet filmée.
La future Maison Blanche a reçu plus de 200 000 CV, tout en précisant aux candidats qu’il était inutile de la relancer. « Vous serez contacté si vous nous intéressez », dit-elle en substance.
Chaque soir, Obama rentre chez lui vers 18h15. Il a dîné une fois au restaurant avec sa femme et 3 fois chez des amis dans des appartements de Chicago.
Il ne s’est jamais rendu à Hawaï pour enterrer sa grand-mère.
Il a offert comme cadeau d’anniversaire à Joe Biden cette semaine du Pop Corn d’Iowa.
Les enfants Obama iront à Washington dans une école privée, celle-là même que fréquenta la petite Chelsea Clinton en son temps...

 

LH

25 novembre 2008

NOUVELLES NOMINATIONS A LA TETE DU BUDGET

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DE GAUCHE A DROITE : PETER ORSZAG ET ROB NABORS, RESPECTIVEMENT NUMERO 1 ET 2 DU BUDGET (PHOTOS DR)

 

Sur fond de mauvaises nouvelles économiques, Barack Obama est intervenu à nouveau ce matin de Chicago pour annoncer deux nominations clés. Peter Orszag, directeur de la commission budgétaire du Congrès, devient directeur du budget. Il sera secondé par Rob Nabors, du Comité de répartition à la Chambre des représentants. Dès janvier, ils auront pour tâche de remettre le pays sur la voie de la croissance et « d’éliminer les programmes qui ne marchent pas », a affirmé Barack Obama, avant ce citer l’exemple de ces 49 millions de dollars de subventions qui partent tous les ans dans la poche de fermiers millionnaires. A terme, leur objectif sera également de combler le déficit de l’état, qui devrait atteindre, en fin d’année, la somme astronomique de 1000 milliards de dollars. « Nous ne voulons pas laisser des dettes à la nouvelle génération », a poursuivi Barack Obama. Mais dans un premier temps, la priorité consiste à panser les plaies de l’économie. Barack Obama a plaidé une nouvelle fois pour l’adoption d’un plan d’aide gouvernementale, cette fois-ci en faveur des ménages. Il n’en a ni précisé le montant, ni le calendrier – le projet reste donc très vague.
En attendant, Henry Paulson, le secrétaire du Trésor, a annoncé de son côté que le gouvernement allait injecter 800 milliards de dollars supplementaires pour remettre le crédit aux particuliers à flot. Une mesure qui devrait soulager immédiatement le marché du prêt immobilier, des cartes de crédit et du crédit auto. La situation est d’autant plus urgente que la récession est pire que prévue. Ce matin, le gouvernement a annoncé un recul du PIB de 0,5%, alors que les estimations tablaient sur -0,3%.

 

Claire Derville

LA MATINALE - DUPLEX DU 25 NOVEMBRE

Barack Obama doit attendre le 20 janvier avant d'investir La Maison blanche, mais il agit d'ores et déjà en Président...

24 novembre 2008

OBAMA DEVOILE SON EQUIPE ECONOMIQUE

Des leaders combinant « bon sens et pensée fraîche ». C’est ainsi que Barack Obama a qualifié les membres de sa future équipe économique, qui seront chargés des janvier de sortir le pays du bourbier :

 

Tim Geithner, Secrétaire du Trésor

 

b68338baa1aa08618e0451266440dc92.jpgJeune, talentueux et déjà doté d’un impressionnant CV, Tim Geithner, 47 ans, est le petit chouchou des marchés. Le jour où a démarré la rumeur selon laquelle il pourrait succéder à Henry Paulson à la tête du Trésor, la Bourse de New York a fait un bond de 6%. Preuve qu’il a, du moins pour l’instant, la confiance des investisseurs. Actuellement PDG de la banque fédérale de l’état de New York, Tim Geithner a activement participé à la mise en œuvre du plan de sauvetage de l’économie aux côtés des équipes de Bush. Sa mutation au Trésor n’aura pas le charme de l’inconnu : il connait bien la maison pour y avoir travaillé plus de 10 ans, occupant de 1999 à 2001 le poste de sous-secrétaire en charge des affaires internationales. A la différence de son prédécesseur, Geithner n’a pas d’expérience dans le secteur prive. Mais cela ne l’empêche pas d’être « taillé sur mesure pour le poste », selon Barack Obama, qui a applaudi ses capacités à pouvoir travailler « aussi bien avec des démocrates que des républicains ». Certaines voix lui reprochent cependant d’avoir laissé mourir Lehman Brothers en septembre dernier, ou encore d’être à l’origine, avec Henry Paulson, d’un plan de sauvetage brouillon et peu convaincant.


Lawrence Summers, Directeur du Conseil économique national


4dcf6235ac2a2ffbf557b6c2e6b75e8f.jpgAvec la nomination de Larry Summers, ancien secrétaire du Trésor sous Bill Clinton, c’est un peu « retour vers le futur » qui se joue à Washington. Le gouvernement Obama compte fermement sur ce brillant économiste de 54 ans, diplôme du MIT et ex-professeur à Harvard, pour réitérer les miracles qu’il avait réalisés dans les années 90. « Larry est l’un des architectes de la politique qui a mené à la plus longue période d’expansion économique dans l’histoire des Etats-Unis, a souligné Obama. Il a également pris des mesures audacieuses – crédits d’impôts, programme de crédit et protection fiscale – qui ont grandement bénéficié aux classes moyennes. » Son rôle, donc, consistera à faire aussi bien, voire mieux, à la tête du Conseil économique national. Unanimement salué comme l’une des cerveaux les plus efficaces du pays, et pressenti pour prendre la succession de Bernanke à la tête de la FED en 2010, l’homme est néanmoins connu pour son manque de tact. Dans une interview, il a un jour suggéré que des différences génétiques pouvaient expliquer pourquoi les femmes réussissent moins bien que les hommes dans le secteur scientifique. Une gaffe que les féministes n’ont pas oubliée.

Christina Romer, Directrice du Comité des conseillers économiques


80028375dc77348628f433fe2074b99c.jpgUne spécialiste de la Grande Dépression : c’est en ces termes que Barack Obama a présenté sa nouvelle recrue à la tête du Comite des conseillers économiques de la Maison Blanche. Professeur d’économie à la prestigieuse université de Berkeley, Christina Romer est incollable sur les mécanismes qui ont conduit à la chute – mais aussi au rétablissement – de l’économie américaine dans les années 30. Si tant est que l’histoire se répète, ce bagage pourrait s’avérer fort utile pour sortir le pays de la crise. Depuis 2003, Christina Romer co-dirigeait le bureau national de recherche économique. Elle avait également un siège au comité national de datation cyclique – en d’autres termes, l’organisme chargé de décréter si le pays est en récession ou pas. Jusqu'à maintenant, Romner s'occupait donc d’interpréter les chiffres et de décortiquer l'histoire. Désormais, elle contribuera à l'écrire.


Melody Barnes, Directrice du Comité des affaires intérieures


841813a6ffe470ab5fa82a08c0007cf2.jpgDu droit des femmes aux mouvements civiques en passant par les libertés religieuses, l’avortement, la discrimination à l’emploi, l’immigration ou encore la criminalité : il n’y a pas un seul dossier épineux sur lequel Melody Barnes ne se soit pas penchée au cours de sa carrière. De 1995 à 2003, Barnes a travaillé au sein du Comite judicaire du Sénat aux cotes de Ted Kennedy, avant de rejoindre le Centre américain pour le progrès, un think-tank basé à Washington connu pour ses positions à gauche. « Son brillant cerveau de juriste et son combat pour maintenir les libertés fondamentales de ce pays font d’elle la parfaite recrue pour le comité des affaires intérieures », s’est réjoui Barack Obama.

 

 

 

 

Claire DERVILLE

DUPLEX - JT DU SOIR 24 NOVEMBRE

Barack Obama constitue son équipe économique...

21 novembre 2008

HILLARY SECRETAIRE D'ETAT

 

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Souvenez-vous de cette pub qui a marqué les Primaires… « Il est 3 heures du matin et le téléphone sonne à la Maison Blanche… Qui voudriez-vous voir décrocher le téléphone ?» Ce sera Barack Obama bien sur, mais il y a de fortes chances pour qu'Hillary Clinton soit réveillée aussi. Selon les dernières informations de CBS News, la plus féroce rivale de Barack Obama pendant les Primaires aurait été confirmée au poste de secrétaire d'état dans le futur gouvernement Obama. L'information n'a pas encore été annoncée officiellement, mais devrait être rendue publique juste après Thanksgiving, la grande fête familiale américaine qui aura lieu le 27 novembre cette année. Toujours selon CBS, les principaux freins susceptibles d'entraver la nomination d'Hillary ont été levés, son mari Bill ayant accepté de révéler les noms des plus gros donateurs de sa fondation caritative, The Clinton Foundation, et de soumettre les comptes à un audit approfondi. Hillary elle-même avait quelque peu hésité avant d'accepter la proposition de Barack Obama, mais elle s'est finalement laissé convaincre d'abandonner son poste de sénatrice de l'état de New York pour regagner Washington DC. Si elle est confirmée, Hillary Clinton sera la troisième femme après Madeleine Albright et Condoleezza Rice à occuper la fonction de secrétaire d'état dans un cabinet présidentiel. « Son expertise à l'international et son sens de la diplomatie devraient largement contribuer à crédibiliser le gouvernement d'Obama », affirme Steve Elmendorf, un analyste démocrate qui a soutenu Clinton pendant les primaires.

On connait également le nom du futur argentier américain, sur qui pèsera la lourde responsabilité de sortir le pays de la crise : Tim Geithner. A 47 ans, l'actuel directeur de la réserve fédérale dans l'état de New York devrait prendre les rênes du Trésor en janvier prochain. Il succédera  à Henry Paulson, avec qui il a déjà travaillé dans le cadre du plan de sauvetage. Enfin, on murmure que Bill Richardson, ex-candidat aux primaires démocrates et actuel gouverneur du Nouveau-Mexique, pourrait se voir chargé du Commerce. Il s'agit là-encore d'un proche de Clinton, puisque cet éminent Hispano-américain a successivement occupé les postes d'ambassadeur aux Nations Unies et secrétaire de l'énergie entre 1997 et 2001. 

20 novembre 2008

LE RETOUR DES CLINTONISTAS

Et de 4. Avec l’annonce de la nomination de Tom Daschle à la tête du Ministère de la santé, ce sont quatre ex-collaborateurs de Bill Clinton qui devraient, si tout se passe comme le président élu le souhaite, décrocher un poste clé dans le futur gouvernement Obama. L’ex-président de la majorité au Senat pendant l’ère Clinton y retrouvera, entre autres têtes connues, Richard Holder en ministre de Justice, Peter Orzag à la tête du budget et Rahm Emmanuel en chef de cabinet - trois hommes qui comme lui ont œuvré aux côtés de Bill dans les années 90. Sans parler d'Hillary Clinton bien sûr, qui fait l’objet d’intenses rumeurs selon lesquelles elle pourrait occuper le poste de Secrétaire d'état. Rien n’est confirmé en ce sens, mais son mari, soucieux d’éviter tout conflit d’interet, a déjà déclaré qu’il était d’accord pour soumettre les comptes de sa fondation caritative à un audit appronfondi. Au total, plus de la moitié des personnes recrutées jusqu’à maintenant par l’équipe de transition d’Obama appartenaient à l’entourage des Clinton, note CNN. « Mais où est donc le changement promis par Barack Obama ? », commencent déjà à questionner les esprits critiques. Sont également pointés du doigt de possibles conflits d’interêts, notamment en ce qui concerne Tom Daschle – sa femme est une puissante lobbyiste sur la place de Washington, spécialisée dans l’armenent et l’aérospatiale. Mais l’équipe d’Obama ne se démonte pas. Un site internet devrait bientôt être crée détaillant par le menu les revenus, parcours professionnels et portefeuille d’action de chaque membre du gouvernement.

 

En bonus : Carlo Bruni-Sarkozy est en campagne… promotionelle aux Etats-Unis. A l’occasion de la sortie américaine de son dernier album, “Comme si de rien n’était”, elle était l’invitée du Late Show de mardi soir sur CBS. L'inimitable Dave Letterman, d’ordinaire plutot gaillard, semblait un tantinet intimidé par notre First lady. Pour écouter son interview, cliquez ici :

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